































Il y a des courses qui ne pardonnent pas. Le Semi-Marathon du Mont-Ventoux Kookabarra en fait partie. 21,6 kilomètres d'ascension pure, 1 610 mètres de dénivelé, et une pente qui peut atteindre les 12% sans jamais offrir la moindre descente pour souffler. Ce dimanche 5 juillet, au départ de Bédoin, c'est une nouvelle page de l'épreuve qui s'est écrite.

Les conditions météo étaient relativement clémentes : un départ matinal à 8h00, une bonne moitié de course encore à l'ombre, et un léger vent sur la partie sommitale pour tempérer l'effort. Mais la canicule des jours précédents s'est nettement fait ressentir dans les jambes et les têtes.
Dès les cinq premiers kilomètres, qualifiables de faux plat montant dans ce contexte particulier, les mollets étaient déjà à rude épreuve. C'est là que cette course révèle sa vraie nature : le mental devient rapidement l'atout principal, dans un silence presque total que seul le bruit des pas vient briser. Les ravitaillements, multipliés et tenus par des bénévoles irréprochables, ont permis de maintenir tout le peloton hydraté et de limiter les coups de chaleur tant redoutés sur cette portion de Provence. Dans la seconde moitié de la course, la fatigue accumulée des semaines précédentes s'est imposée, forçant de nombreux coureurs à adopter un rythme marche/course pour gérer l'effort jusqu'au sommet. Les trois derniers kilomètres ont eu raison des quadriceps, avec des crampes rendant toute accélération impossible malgré la ligne d'arrivée en vue. Dans ces moments, il faut relever la tête et regarder autour de soi : le panorama offert à plus de 1 900 mètres d'altitude rappelle pourquoi on est venu.

Au classement féminin, Jeanne Garreau a réalisé quelque chose de remarquable. En 1h44'53, la coureuse roannaise a effacé le record de l'épreuve détenu depuis 2023 par Anaïs Quéméner de près de 3 minutes 12 secondes. Plus impressionnant encore, les trois premières du scratch féminin ont toutes couru sous l'ancienne marque : Manon Coste termine deuxième en 1h46'51 et Manon Trapp troisième en 1h47'59. Une triple réécriture des repères de cette ascension mythique, sur la trace du Tour de France, entre la Cabane Jamet, le Chalet Reynard et la stèle Simpson.
Chez les hommes, Julien Navarro s'impose en 1h33'19 devant Clément Lhotellerie (1h33'53) et Adrian Piticco (1h34'56). Le record masculin de l'épreuve, signé Hassan Chahdi en 1h29'10 en 2024, résiste quant à lui.

Le Semi-Marathon du Mont-Ventoux Kookabarra n'en finit pas de s'imposer comme l'un des rendez-vous running les plus attendus du Sud de la France. Pour ceux qui l'ont vécu cette année, la souffrance du jour sera vite oubliée. Le Mont-Ventoux, lui, reste.
Il y a des courses qui ne pardonnent pas. Le Semi-Marathon du Mont-Ventoux Kookabarra en fait partie. 21,6 kilomètres d'ascension pure, 1 610 mètres de dénivelé, et une pente qui peut atteindre les 12% sans jamais offrir la moindre descente pour souffler. Ce dimanche 5 juillet, au départ de Bédoin, c'est une nouvelle page de l'épreuve qui s'est écrite.

Les conditions météo étaient relativement clémentes : un départ matinal à 8h00, une bonne moitié de course encore à l'ombre, et un léger vent sur la partie sommitale pour tempérer l'effort. Mais la canicule des jours précédents s'est nettement fait ressentir dans les jambes et les têtes.
Dès les cinq premiers kilomètres, qualifiables de faux plat montant dans ce contexte particulier, les mollets étaient déjà à rude épreuve. C'est là que cette course révèle sa vraie nature : le mental devient rapidement l'atout principal, dans un silence presque total que seul le bruit des pas vient briser. Les ravitaillements, multipliés et tenus par des bénévoles irréprochables, ont permis de maintenir tout le peloton hydraté et de limiter les coups de chaleur tant redoutés sur cette portion de Provence. Dans la seconde moitié de la course, la fatigue accumulée des semaines précédentes s'est imposée, forçant de nombreux coureurs à adopter un rythme marche/course pour gérer l'effort jusqu'au sommet. Les trois derniers kilomètres ont eu raison des quadriceps, avec des crampes rendant toute accélération impossible malgré la ligne d'arrivée en vue. Dans ces moments, il faut relever la tête et regarder autour de soi : le panorama offert à plus de 1 900 mètres d'altitude rappelle pourquoi on est venu.

Au classement féminin, Jeanne Garreau a réalisé quelque chose de remarquable. En 1h44'53, la coureuse roannaise a effacé le record de l'épreuve détenu depuis 2023 par Anaïs Quéméner de près de 3 minutes 12 secondes. Plus impressionnant encore, les trois premières du scratch féminin ont toutes couru sous l'ancienne marque : Manon Coste termine deuxième en 1h46'51 et Manon Trapp troisième en 1h47'59. Une triple réécriture des repères de cette ascension mythique, sur la trace du Tour de France, entre la Cabane Jamet, le Chalet Reynard et la stèle Simpson.
Chez les hommes, Julien Navarro s'impose en 1h33'19 devant Clément Lhotellerie (1h33'53) et Adrian Piticco (1h34'56). Le record masculin de l'épreuve, signé Hassan Chahdi en 1h29'10 en 2024, résiste quant à lui.

Le Semi-Marathon du Mont-Ventoux Kookabarra n'en finit pas de s'imposer comme l'un des rendez-vous running les plus attendus du Sud de la France. Pour ceux qui l'ont vécu cette année, la souffrance du jour sera vite oubliée. Le Mont-Ventoux, lui, reste.
















Il y a des courses qui ne pardonnent pas. Le Semi-Marathon du Mont-Ventoux Kookabarra en fait partie. 21,6 kilomètres d'ascension pure, 1 610 mètres de dénivelé, et une pente qui peut atteindre les 12% sans jamais offrir la moindre descente pour souffler. Ce dimanche 5 juillet, au départ de Bédoin, c'est une nouvelle page de l'épreuve qui s'est écrite.

Les conditions météo étaient relativement clémentes : un départ matinal à 8h00, une bonne moitié de course encore à l'ombre, et un léger vent sur la partie sommitale pour tempérer l'effort. Mais la canicule des jours précédents s'est nettement fait ressentir dans les jambes et les têtes.
Dès les cinq premiers kilomètres, qualifiables de faux plat montant dans ce contexte particulier, les mollets étaient déjà à rude épreuve. C'est là que cette course révèle sa vraie nature : le mental devient rapidement l'atout principal, dans un silence presque total que seul le bruit des pas vient briser. Les ravitaillements, multipliés et tenus par des bénévoles irréprochables, ont permis de maintenir tout le peloton hydraté et de limiter les coups de chaleur tant redoutés sur cette portion de Provence. Dans la seconde moitié de la course, la fatigue accumulée des semaines précédentes s'est imposée, forçant de nombreux coureurs à adopter un rythme marche/course pour gérer l'effort jusqu'au sommet. Les trois derniers kilomètres ont eu raison des quadriceps, avec des crampes rendant toute accélération impossible malgré la ligne d'arrivée en vue. Dans ces moments, il faut relever la tête et regarder autour de soi : le panorama offert à plus de 1 900 mètres d'altitude rappelle pourquoi on est venu.

Au classement féminin, Jeanne Garreau a réalisé quelque chose de remarquable. En 1h44'53, la coureuse roannaise a effacé le record de l'épreuve détenu depuis 2023 par Anaïs Quéméner de près de 3 minutes 12 secondes. Plus impressionnant encore, les trois premières du scratch féminin ont toutes couru sous l'ancienne marque : Manon Coste termine deuxième en 1h46'51 et Manon Trapp troisième en 1h47'59. Une triple réécriture des repères de cette ascension mythique, sur la trace du Tour de France, entre la Cabane Jamet, le Chalet Reynard et la stèle Simpson.
Chez les hommes, Julien Navarro s'impose en 1h33'19 devant Clément Lhotellerie (1h33'53) et Adrian Piticco (1h34'56). Le record masculin de l'épreuve, signé Hassan Chahdi en 1h29'10 en 2024, résiste quant à lui.

Le Semi-Marathon du Mont-Ventoux Kookabarra n'en finit pas de s'imposer comme l'un des rendez-vous running les plus attendus du Sud de la France. Pour ceux qui l'ont vécu cette année, la souffrance du jour sera vite oubliée. Le Mont-Ventoux, lui, reste.