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Fondée en 2001 à Costa Mesa, en Californie, RVCA s’est construite sur une idée simple mais rarement tenue sur la durée, le vêtement comme prolongement d’une pratique artistique. La marque développe depuis ses débuts un programme baptisé ANP, pour Artist Network Program, qui associe artistes, photographes, skateurs et musiciens à ses collections. Pas du placement de produit, plutôt une relation de travail réelle. Wires Crossed lui-même a bénéficié du soutien financier de ce programme. RVCA ne cherche pas à habiller la culture skate, elle en est issue.

Ed Templeton, lui, est né à Los Angeles en 1972 et a grandi sur un skate avant de comprendre qu’il voulait aussi tout documenter. Double champion du monde de skateboard, il appartient à cette génération qui a fait basculer la discipline d’un sport de garage vers quelque chose de beaucoup plus vaste. Mais sa singularité tient ailleurs : Templeton a toujours shooté en parallèle. Des rollos, des pellicules noircies dans tous les sens, des carnets remplis de collages et de textes griffonnés entre deux sessions. Son travail a été exposé au Palais de Tokyo à Paris, au Museum Het Domein aux Pays-Bas, dans des galeries à New York, Londres, Tokyo. Il fait partie du mouvement Beautiful Losers, ce collectif des années 90 qui a brouillé les frontières entre graffiti, skate et art contemporain autour de l’Alleged Gallery à Manhattan.
Publié en 2023 par Aperture, Wires Crossed est un objet difficile à classer. Mi-mémoire personnelle, mi-document sur une sous-culture dans sa période de formation, le livre restitue vingt ans de travail photographique avec une cohérence troublante. On y trouve des photos inédites, mais aussi des collages, des cartes, des extraits de journaux intimes, des radios d’os cassés, autant de traces d’une vie menée à plein régime sur et hors du skatepark. Des entretiens avec Brian Anderson, Erik Ellington ou Elissa Steamer viennent compléter le tableau, racontant les tournées mondiales, la pression, la liberté et cette quête permanente de nouveaux spots. Templeton lui-même décrit le projet sans fausse modestie : une capsule temporelle d’une époque, racontée à travers les vies de certains des skateurs les plus singuliers que le monde ait jamais vus.

Difficile d’imaginer meilleur cadre qu’OFR pour accueillir tout ça. La librairie est depuis des années l’une des adresses les plus pointues de Paris sur les arts visuels, la photographie et la culture indépendante. UEn lieu de passage pour celles et ceux qui cherchent des livres qu’on ne trouve pas ailleurs.
Le 16 avril dernier, la librairie OFR Paris accueillait un moment hors du commun. Blottie dans le Marais, au 20 rue Dupetit-Thouars, cette adresse parisienne pas comme les autres (mi-librairie, mi-galerie, mi-concept store) a ouvert ses portes à Ed Templeton pour une session de talk et de dédicaces autour de Wires Crossed, son ouvrage publié par Aperture. Derrière l’initiative, une marque : RVCA. Et dans ce rapprochement, quelque chose d’évident.
Fondée en 2001 à Costa Mesa, en Californie, RVCA s’est construite sur une idée simple mais rarement tenue sur la durée, le vêtement comme prolongement d’une pratique artistique. La marque développe depuis ses débuts un programme baptisé ANP, pour Artist Network Program, qui associe artistes, photographes, skateurs et musiciens à ses collections. Pas du placement de produit, plutôt une relation de travail réelle. Wires Crossed lui-même a bénéficié du soutien financier de ce programme. RVCA ne cherche pas à habiller la culture skate, elle en est issue.

Ed Templeton, lui, est né à Los Angeles en 1972 et a grandi sur un skate avant de comprendre qu’il voulait aussi tout documenter. Double champion du monde de skateboard, il appartient à cette génération qui a fait basculer la discipline d’un sport de garage vers quelque chose de beaucoup plus vaste. Mais sa singularité tient ailleurs : Templeton a toujours shooté en parallèle. Des rollos, des pellicules noircies dans tous les sens, des carnets remplis de collages et de textes griffonnés entre deux sessions. Son travail a été exposé au Palais de Tokyo à Paris, au Museum Het Domein aux Pays-Bas, dans des galeries à New York, Londres, Tokyo. Il fait partie du mouvement Beautiful Losers, ce collectif des années 90 qui a brouillé les frontières entre graffiti, skate et art contemporain autour de l’Alleged Gallery à Manhattan.
Publié en 2023 par Aperture, Wires Crossed est un objet difficile à classer. Mi-mémoire personnelle, mi-document sur une sous-culture dans sa période de formation, le livre restitue vingt ans de travail photographique avec une cohérence troublante. On y trouve des photos inédites, mais aussi des collages, des cartes, des extraits de journaux intimes, des radios d’os cassés, autant de traces d’une vie menée à plein régime sur et hors du skatepark. Des entretiens avec Brian Anderson, Erik Ellington ou Elissa Steamer viennent compléter le tableau, racontant les tournées mondiales, la pression, la liberté et cette quête permanente de nouveaux spots. Templeton lui-même décrit le projet sans fausse modestie : une capsule temporelle d’une époque, racontée à travers les vies de certains des skateurs les plus singuliers que le monde ait jamais vus.

Difficile d’imaginer meilleur cadre qu’OFR pour accueillir tout ça. La librairie est depuis des années l’une des adresses les plus pointues de Paris sur les arts visuels, la photographie et la culture indépendante. UEn lieu de passage pour celles et ceux qui cherchent des livres qu’on ne trouve pas ailleurs.




















Le 16 avril dernier, la librairie OFR Paris accueillait un moment hors du commun. Blottie dans le Marais, au 20 rue Dupetit-Thouars, cette adresse parisienne pas comme les autres (mi-librairie, mi-galerie, mi-concept store) a ouvert ses portes à Ed Templeton pour une session de talk et de dédicaces autour de Wires Crossed, son ouvrage publié par Aperture. Derrière l’initiative, une marque : RVCA. Et dans ce rapprochement, quelque chose d’évident.
Fondée en 2001 à Costa Mesa, en Californie, RVCA s’est construite sur une idée simple mais rarement tenue sur la durée, le vêtement comme prolongement d’une pratique artistique. La marque développe depuis ses débuts un programme baptisé ANP, pour Artist Network Program, qui associe artistes, photographes, skateurs et musiciens à ses collections. Pas du placement de produit, plutôt une relation de travail réelle. Wires Crossed lui-même a bénéficié du soutien financier de ce programme. RVCA ne cherche pas à habiller la culture skate, elle en est issue.

Ed Templeton, lui, est né à Los Angeles en 1972 et a grandi sur un skate avant de comprendre qu’il voulait aussi tout documenter. Double champion du monde de skateboard, il appartient à cette génération qui a fait basculer la discipline d’un sport de garage vers quelque chose de beaucoup plus vaste. Mais sa singularité tient ailleurs : Templeton a toujours shooté en parallèle. Des rollos, des pellicules noircies dans tous les sens, des carnets remplis de collages et de textes griffonnés entre deux sessions. Son travail a été exposé au Palais de Tokyo à Paris, au Museum Het Domein aux Pays-Bas, dans des galeries à New York, Londres, Tokyo. Il fait partie du mouvement Beautiful Losers, ce collectif des années 90 qui a brouillé les frontières entre graffiti, skate et art contemporain autour de l’Alleged Gallery à Manhattan.
Publié en 2023 par Aperture, Wires Crossed est un objet difficile à classer. Mi-mémoire personnelle, mi-document sur une sous-culture dans sa période de formation, le livre restitue vingt ans de travail photographique avec une cohérence troublante. On y trouve des photos inédites, mais aussi des collages, des cartes, des extraits de journaux intimes, des radios d’os cassés, autant de traces d’une vie menée à plein régime sur et hors du skatepark. Des entretiens avec Brian Anderson, Erik Ellington ou Elissa Steamer viennent compléter le tableau, racontant les tournées mondiales, la pression, la liberté et cette quête permanente de nouveaux spots. Templeton lui-même décrit le projet sans fausse modestie : une capsule temporelle d’une époque, racontée à travers les vies de certains des skateurs les plus singuliers que le monde ait jamais vus.

Difficile d’imaginer meilleur cadre qu’OFR pour accueillir tout ça. La librairie est depuis des années l’une des adresses les plus pointues de Paris sur les arts visuels, la photographie et la culture indépendante. UEn lieu de passage pour celles et ceux qui cherchent des livres qu’on ne trouve pas ailleurs.