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Calbo, figure du rap français, s’est éteint

05
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01
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2026
|
Musique

La disparition de Calbo laisse un vide particulier dans l’histoire du rap français. Cofondateur d’Ärsenik avec son frère Lino, il aura accompagné la montée en puissance d’un mouvement encore marginal au début des années 1990, pour en devenir l’une des voix structurantes. Sa famille a annoncé son décès à l’âge de 53 ans, sans précision sur les circonstances, suscitant une vague d’hommages immédiats au sein de la scène hip-hop.

Calbo incarne un moment précis de la culture française, celui où le rap se construit comme un espace d’expression sociale, littéraire et politique. Avec Ärsenik, le duo impose un style sombre, introspectif, exigeant, capable de mettre en avant une écriture dense tout en parlant au plus grand nombre. Le premier album, Quelques gouttes suffisent, sorti en 1998, s’impose comme une référence. Le morceau Boxe avec les mots traduit bien cette approche : une vision du rap comme terrain de confrontation, d’analyse et de transmission. L’intégration du groupe au collectif Secteur Ä renforce son influence, notamment lors de concerts symboliques comme ceux de l’Olympia en 1998, marqués par une dimension culturelle et mémorielle forte.

La carrière d’Ärsenik se poursuit avec un second album, Quelque chose a survécu, qui confirme la singularité du duo. Peu prolifique en nombre de projets mais marquant dans la durée, le groupe trouve cet équilibre rare entre respect des textes et popularité. Les témoignages de ses pairs, de Rohff à Kery James en passant par Médine ou Stomy Bugsy, soulignent un artiste respecté autant pour son travail que pour sa présence humaine, souvent décrite comme bienveillante et discrète. En 2022, Calbo revient en solo avec Quelques gouttes de plus, prolongeant son univers tout en saluant son propre héritage.

Cette disparition rappelle le rôle fondateur de la génération Ärsenik dans la structuration du rap hexagonal. Elle interroge aussi la façon dont ces artistes, souvent peu médiatisés en comparaison de leurs héritiers, ont posé des bases esthétiques et narratives toujours visibles aujourd’hui. Dans un paysage musical dominé par le streaming et la vitesse, l’œuvre de Calbo renvoie à un temps où la profondeur des textes et la cohérence artistique primaient sur la fréquence des sorties. Son parcours s’inscrit ainsi dans une mémoire collective qui dépasse la nostalgie, en rappelant que le rap français s’est construit par strates, à travers des voix fortes, engagées et durables.

Calbo, une voix discrète mais décisive du rap français, laisse un héritage qui continura de compter.

La disparition de Calbo laisse un vide particulier dans l’histoire du rap français. Cofondateur d’Ärsenik avec son frère Lino, il aura accompagné la montée en puissance d’un mouvement encore marginal au début des années 1990, pour en devenir l’une des voix structurantes. Sa famille a annoncé son décès à l’âge de 53 ans, sans précision sur les circonstances, suscitant une vague d’hommages immédiats au sein de la scène hip-hop.

Calbo incarne un moment précis de la culture française, celui où le rap se construit comme un espace d’expression sociale, littéraire et politique. Avec Ärsenik, le duo impose un style sombre, introspectif, exigeant, capable de mettre en avant une écriture dense tout en parlant au plus grand nombre. Le premier album, Quelques gouttes suffisent, sorti en 1998, s’impose comme une référence. Le morceau Boxe avec les mots traduit bien cette approche : une vision du rap comme terrain de confrontation, d’analyse et de transmission. L’intégration du groupe au collectif Secteur Ä renforce son influence, notamment lors de concerts symboliques comme ceux de l’Olympia en 1998, marqués par une dimension culturelle et mémorielle forte.

La carrière d’Ärsenik se poursuit avec un second album, Quelque chose a survécu, qui confirme la singularité du duo. Peu prolifique en nombre de projets mais marquant dans la durée, le groupe trouve cet équilibre rare entre respect des textes et popularité. Les témoignages de ses pairs, de Rohff à Kery James en passant par Médine ou Stomy Bugsy, soulignent un artiste respecté autant pour son travail que pour sa présence humaine, souvent décrite comme bienveillante et discrète. En 2022, Calbo revient en solo avec Quelques gouttes de plus, prolongeant son univers tout en saluant son propre héritage.

Cette disparition rappelle le rôle fondateur de la génération Ärsenik dans la structuration du rap hexagonal. Elle interroge aussi la façon dont ces artistes, souvent peu médiatisés en comparaison de leurs héritiers, ont posé des bases esthétiques et narratives toujours visibles aujourd’hui. Dans un paysage musical dominé par le streaming et la vitesse, l’œuvre de Calbo renvoie à un temps où la profondeur des textes et la cohérence artistique primaient sur la fréquence des sorties. Son parcours s’inscrit ainsi dans une mémoire collective qui dépasse la nostalgie, en rappelant que le rap français s’est construit par strates, à travers des voix fortes, engagées et durables.

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Calbo, figure du rap français, s’est éteint

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2024
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Musique

La disparition de Calbo laisse un vide particulier dans l’histoire du rap français. Cofondateur d’Ärsenik avec son frère Lino, il aura accompagné la montée en puissance d’un mouvement encore marginal au début des années 1990, pour en devenir l’une des voix structurantes. Sa famille a annoncé son décès à l’âge de 53 ans, sans précision sur les circonstances, suscitant une vague d’hommages immédiats au sein de la scène hip-hop.

Calbo incarne un moment précis de la culture française, celui où le rap se construit comme un espace d’expression sociale, littéraire et politique. Avec Ärsenik, le duo impose un style sombre, introspectif, exigeant, capable de mettre en avant une écriture dense tout en parlant au plus grand nombre. Le premier album, Quelques gouttes suffisent, sorti en 1998, s’impose comme une référence. Le morceau Boxe avec les mots traduit bien cette approche : une vision du rap comme terrain de confrontation, d’analyse et de transmission. L’intégration du groupe au collectif Secteur Ä renforce son influence, notamment lors de concerts symboliques comme ceux de l’Olympia en 1998, marqués par une dimension culturelle et mémorielle forte.

La carrière d’Ärsenik se poursuit avec un second album, Quelque chose a survécu, qui confirme la singularité du duo. Peu prolifique en nombre de projets mais marquant dans la durée, le groupe trouve cet équilibre rare entre respect des textes et popularité. Les témoignages de ses pairs, de Rohff à Kery James en passant par Médine ou Stomy Bugsy, soulignent un artiste respecté autant pour son travail que pour sa présence humaine, souvent décrite comme bienveillante et discrète. En 2022, Calbo revient en solo avec Quelques gouttes de plus, prolongeant son univers tout en saluant son propre héritage.

Cette disparition rappelle le rôle fondateur de la génération Ärsenik dans la structuration du rap hexagonal. Elle interroge aussi la façon dont ces artistes, souvent peu médiatisés en comparaison de leurs héritiers, ont posé des bases esthétiques et narratives toujours visibles aujourd’hui. Dans un paysage musical dominé par le streaming et la vitesse, l’œuvre de Calbo renvoie à un temps où la profondeur des textes et la cohérence artistique primaient sur la fréquence des sorties. Son parcours s’inscrit ainsi dans une mémoire collective qui dépasse la nostalgie, en rappelant que le rap français s’est construit par strates, à travers des voix fortes, engagées et durables.