Interview : Simon Thompson @ L’Imprimerie

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Cyclones Magazine s’est rendu à l’Imprimerie pour le vernissage de  Simon Thompson et vous présente une interview exclusive ainsi qu’un report photos de l’exposition de ce jeune artiste parisien.

– Qui est Simon Thompson ? Parle nous de ton parcours.

« Je suis un jeune parisien qui à grandi dans les années 90′. Club dorothée, ‘foot-survet’-baskets à scratch. Petit je dessinais un peu, sans plus, comme ça, pour passer le temps. Après un bac littéraire, il fallait bien choisir quelque chose et comme gagner une médaille d’or olympique n’était plus envisageable, j’ai choisi le dessin et suis allé étudier à l’Atelier de Sèvres où j’ai passé un an à préparer les concours aux grandes écoles d’arts. Je n’avais jamais vraiment pris de cours, mon niveau était faible mais j’avais faim. L’année suivante je suis rentré en première année aux arts décoratifs de Strabourg. Sans doute les six années les plus déterminantes de ma vie. J’ai alors découvert la sérigraphie qui est devenue mon médium de prédilection puis mon métier ».

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– Qu’as tu présenté lors de ton exposition à l’Imprimerie ?

« Les travaux présentés lors de l’expo à l’Imprimerie constituent une partie de deux ans de production. Il n’y a pas de thème commun à toute l’expo même s’il y a des éléments qui se répondent. C’est un travail que je qualifierais de « recherches sérigraphiques » dans le sens où mon travail plastique personnel me permet d’approfondir ma technique d’impression, qui elle même est au service de mon travail plastique. Les deux aspects sont intimement liés. Quant à la conception des images, je récupère des fragments, des dessins dans mes carnets, des trames, des textures que je recompose pour créer une image, une histoire ».

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– Quel message essaye tu de véhiculer à travers tes sérigraphies ?

« On me pose souvent cette question: « C’est quoi l’histoire derrière tout ça? ». Depuis petit, je prends beaucoup plus de plaisir à regarder une image unique qu’à lire une bande dessinée. La complémentarité de l’image et des mots résident dans le fait qu’ils se nourrissent les uns des autres mais ils n’ont pas besoin de se côtoyer sur le même support. Les images engendrent des mots, qui engendrent des images dans un mouvement perpétuel ».

« Je perçois l’image unique comme un souvenir, le vestige d’un instant « T » saisi sur le vif. Le maillon d’une chaîne que l’on extrait de la multitude. Un fragment qui raconte sa propre histoire et mille autres à la fois ».

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– As tu d’autres projets prochainement ?

« Cette exposition est tombé à pic, elle me permet en quelque sorte  de ‘boucler une boucle’. Pour le moment je me concentre un peu plus sur mon activité de sérigraphe même si j’ai quelques projets qui vont sortir d’ici un an mais je n’ai pas le droit d’en parler. Je vais prendre mon temps, me poser pour réfléchir à la suite des évènements ».

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