Interview : Kristoffer McAfee

Nous avons rencontré un artiste venant tout droit des États-Unis, un moyen d’en apprendre encore plus sur la culture artistique de là-bas. Nous avons donc pris le temps de lui poser quelques questions pour recueillir son ressenti par rapport à l’art d’aujourd’hui et surtout ce qui pourrait bien se passer dans le futur. L’art est un domaine qui donne peut-être l’impression d’être accessible à tout le monde mais bien au contraire. Il s’agit là d’une discipline très complexe et surtout très difficile à juger. Retrouvez les questions/réponses de celui qui représente « Koca Monarchy ».

Voilà c’est moi Kristoffer McAfee, originaire du sud de Chicago. Je me définis comme étant un artiste peintre, sculpteur, designer et tout ce que j’ai envie d’être à un moment donné. Je suis ici pour représenter « Koca Monarchy » qui est une marque, une manière de penser, un mode de vie, etc… C’est quelque chose que j’ai commencé il y a plusieurs années C’est ma manière de répandre une energie positive, la compassion et une forme de connaissance sur certains maux de ce monde, dont nous sommes témoins chaque jour, en particulier ma génération. Simplement, un jeune issu d’une très belle et tristement célèbre ville des Etats Unis, qui a la chance non seulement de voyager, ce qui est une bénédiction venant de là où je viens, mais aussi une chance de rencontrer beaucoup de personnes fantastiques et créatives, qui elles aussi font quelque chose hors norme.

Hey, my name is Kristoffer McAfee, I’m from the south side of Chicago. I’m a painter, sculptor, designer and whatever else I feel like being that day. I’m here on behave of « Koca Monarchy » which is a brand, mentality, lifestyle, etc… Which is something I started a couple of years ago. It’s just my way to spread positive energy, compassion and acknowledgment of certain ills in the world, that we are subject to on a day to day that the world, especially my generation, don’t really understand. Basically, just a kid from a very beautiful, infamous city in America who got the chance to not only travel, which is a blessing coming from where I’m from, but also the chance to meet a lot of amazing, creative people that are also doing something out of the norm.

 

 

Pourquoi as-tu choisi ce type d’art pour t’exprimer? Peux tu nous dire comment tout cela a commencé ?

J’ai choisi cet art pour me représenter car cela me parlait. Il me semblait que c’etait ma voix, que les personnes autour de moi ont pû qualifier de « urban pop art » ou « political pop art », etc… Cela me correspond bien, étant une personne perfectionniste. J’essaie d’utiliser des images de tous les jours, ou une imagerie très populaire, pour capter l’attention des gens en leur donnant quelque chose qu’ils vont pouvoir reconnaitre: une paire de sneakers Jordan, des bagages Louis Vuitton, une série de boîte de bicarbonate de soude ou un jeu de société Monopoly par exemple… Quelque chose de très connu, pas seulement aux Etats Unis, mais à travers le monde entier. Une fois que j’ai cette attention (qui je le sais ne peux pas durer très longtemps), j’essaie alors de véhiculer une sorte de message subliminal faisant référence à divers problèmes tels que les combats socio-politiques, l’usage de drogue, la santé, les sous cultures… Je peins dans ce sens là, car les gens de ma génération et moi même, avons été béni par cette connaissance du monde, et la manière dont il fonctionne.

Malgré tous ces nouveaux types d’information, j’ai toujours cette impression que nous vivons dans un monde sans même nous demander pourquoi les choses sont ce qu’elles sont, et à qui tout cela profite vraiment. Le but principal de mon travail est simplement de susciter une conversation et peut être débattre de la manière dont devrait être les choses. Pour vous donner une meilleure compréhension de mon style, je vous dirai en plaisantant que c’est une combinaison de Andy Warhol et Jay Z (rires). Une incroyable association, n’est ce pas?!

J’essaie d’attirer l’attention des spectateurs, une fois que c’est fait, à ce moment précis, je peux toucher avec ce message d’amour, de compassion, de compréhension, de justice, etc… Que cela vous touche ou pas… Mais j’espère que ce sera le cas! Même si ça ne l’est pas, je sentirai que j’ai fait mon travail… J’essaie de toucher le public avec une forme de connaissance que l’on ne nous apprend pas à l’ecole ou dans les médias. Tout cela est basé sur le graffiti, qui est la partie de « rébellion » de mon art, c’est aussi de cette manière que je suis devenu à l’aise avec le fait de m’exprimer en public, afin qu’il voit et donne son opinion. Cela m’a vraiment aidé à exprimer mon point de vue face aux masses, des centaines de personne, sans être effrayé. Cela m’a aussi montré le chemin à prendre afin d’offrir mon art au public. Pas besoin de dire que c’etait la première fois que j’exposais mon travail à un public, et que j’avais leurs réactions. Le graffiti est la base de mon travail. De manière similaire à cet art, mon travail pourra offenser beaucoup de personnes, mais seulement parce que je parle de choses auquel les gens peuvent s’identifier mais sans vouloir voir la réalité  du problème. Cela peut être assez controversé, mais quelqu’un doit parler… Je n’aime pas être le porteur de mauvaises nouvelles mais quelqu’un doit le faire….

 

Why did you choose this type of art to express yourself? Can you tell us how everything begin ?

I chose this type of art to represent myself because it really spoke to me. It seems to be my voice, which I’ve heard people categorize as a urban pop art, political pop art, etc… Fits me well being that because I’m a perfectionist. I try to use either day to day images, or very popular ones, to grab the people’s attention by giving them something they can recognize : a pair of Michael Jordan shoes, Louis Vuitton luggage cases, Baking Soda boxes or a Monopoly board for example…Basically, something that is very well known not just in America, but throughout the world. Once i have that attention (which I know will only last for so long) I then try to convey some type of underlining message/theme about some type of political struggle, drug abuse, health, subculture, greed, etc…  I paint with this type of direction because I, including many more from my generation, have been blessed with the knowledge of how the world actually works, including the food we actually consume. However, even with this new found information I feel as if we still live in a world that is handed to us, without even asking why things are the way they are and who it is truly benefiting. So the main purpose of my work is to just simply spark conversation and possibly debate over if the way things are should in fact be this way.

But to give you a better understanding of my style I would say jokingly, it’s like a combination of Andy Warhol meets Jay-z (laugh). Very ill combination of the two ! Grab the viewers attention, once I have that, within that rare moment, I hit you with the message of love, compassion, understanding, injustice,etc.. Either you get it or not! But I truly hope you do.However, if not i have done my part, i tried to hit you with some type of knowledge that they won’t teach you in school nor the news. 

It’s all based on graffiti in regards to the rebelling factor in my art work, that’s also how I really got into being comfortable expressing myself on a big stage for the public to see and give their opinion. It really helped me in getting my point across to the masses, hundreds of people and not be afraid. It gave me a route to take to give my artwork directly to the people. Needless to say this was my first time getting the people’s reactions. The reactions were so positive that I wanted to give more. Graffiti art is the foundation of my work. In many similarities to this art form (graffiti) my work may offend a lot of people but only because I’m talking about subject matter that a lot can relate to but don’t want to see the reality of the matter. It’s controversial in many ways… But somebody has to speak on it, I hate to be the bearer of bad news but someone has to be…

Après tant de succès, as tu travaillé pour des campagnes de publicité ?

Oui, mais seulement pour aller d’un point A à un point B. Travailler pour des entreprises m’a permis d’avoir la chance de voyager et de réaliser mon art à de divers endroits tels que Los Angeles, New York, Atlanta, etc… Cela nous a permis (mon crew de graffeurs et moi même) de voyager, rencontrer des personnes incroyables , et de faire de grandes choses dans des endroits qui avaient autant besoin d’art que de nouveaux manuels scolaires.

Travailler dans la publicité nous a donné la chance d’être impliqués dans des communautés où l’art n’a pas vraiment de place. A plusieurs moments, nous demandions aux voisins de participer aux oeuvres, afin qu’ils sentent que cette oeuvre leur appartenait.

Nous avons travaillé pour quelques compagnies, mais rien de très fou. Nous étions vraiment des graffeurs et non des artistes peintres rémunérés. Nous n’aimions pas vraiment que l’on nous dise quoi peindre ou comment le faire. Nous en avons en quelque sorte profité pour pouvoir réaliser notre art. C’était cool, et nous avons fait en sorte que ça marche pour nous. Cela nous a vraiment aidé à developper notre style et nous faire un réseau.Je suis très reconnaissant de ces opportunités, et non pas seulement pour l’aspect financier. Ils nous voyaient seulement comme des graffeurs et non pas des artistes.

D’un point de vue américain, le graffiti est toujours rejeté par l’opinion publique. Cela commence seulement à être accepté par le monde de l’art et respecté comme une forme d’expression à part entière, et non pas comme quelque chose que des gamins du ghetto créent. Il n’y avait pas beaucoup de compagnies qui étaient prêts à travailler avec nous, à cause de ce stereotype. Nous les avons en quelque sorte utilisé comme ils nous ont utilisé.

After getting such a success, did you work for advertising ?

Yes, but pretty much only to get me from point A to point B. Working for businesses is what gave me the chance to travel and do artwork in many different places such as Los Angeles, New York, Atlanta, etc… It allowed us (my team of muralist and I ) to travel and meet amazing people and really do great things in places that needed art as much as new school books. 

Working in advertising allowed us to be involved in communities where art is not taking advantage of, where art it not a way to express yourself. In a number of circumstances we would go out into the neighborhood and ask them to be a part of the paintings so that they could not only feel a sense of accomplishment but that it can belong to them as well. 

We worked for few companies, but nothing too crazy. We were really true graffiti artistes, not paid painters. We didn’t really like people telling us what to paint or how to paint. We pretty much use them to get more paint. It was cool and we made it work for us. It really helped us develop our style and the network with people, but that’s about it. However, I’m very grateful of that opportunity but not for the money they paid us, more because it gave us the chance to meet like minded people in the same field. What you have to understand is that they didn’t look at us as artistes, only as graffiti writers. Speaking from an American prospective, graffiti still isn’t accept by the masses. It actually is just now beginning to have some type of acknowledgment in the art world as a respected form of expression and not what kids from the ghetto create. There were not so many companies who were eager to work with us at first because of this stereotype. We pretty much used them just as they used us (way of the world).

Que penses tu de la place de l’argent dans le monde de l’art de nos jours ?

Il y a toujours eu beaucoup d’argent dans le monde de l’art, donc rien de nouveau. Il semble que de nos jours, plus que jamais, certaines personnes fassent cela seulement dans ce but. Cela est peut être dû en parti, au fait que les gens aiment et suivent ce qui est « hype », et de ce fait achète une oeuvre qui ne veut rien dire ou qui a été réalisé dans un but seulement monétaire. On ne peut pas vraiment blamer quelqu’un pour ça. 

Nous vivons à une epoque où l’argent est roi et a le contrôle, dans un monde où l’on se doit de faire de l’argent sous peine de ne pas exister. Il faut être « lucratif » dans ce monde, pour être pris au serieux par ceux qui se trouvent au sommet. Je ne suis pas là pour blamer qui que ce soit, ou le business de quiconque. Du moment que vous ne blessez personne, chacun peut faire son truc…

What are your thoughts about the importance of money in the game right now ?

There is a lot of money in the art game as it always has been so of course this is nothing new. But it seems as if now, more then ever, we have those who are doing it only for the money… Partial also because people follow hype, so even if it doesn’t mean anything or is blatantly done for income somebody will still buy it. At the same time, you can’t blame the person for doing that.

We live in the world where money is king and controls everything around you. We are in the world where you have to gain profit or you will not exist. You have to make money in this world, in order for those at the ‘top’, to even acknowledged you as something to take serious. I’m not here to knock anyone’s hustle, I mean do your thing as long as you’re not hurting anybody… It’s definitely a shame though.

Penses-tu qu’il est plus facile de se faire connaitre en tant qu’artiste en France ou aux Etats Unis?

La chose importante aux Etats Unis, c’est que nous avons cette grosse et incessante industrie derrière nous, cette campagne marketing global qui se préoccupe peu de savoir si cela est profitable aux gens ou non. Les gens pensent que si vous réussissez en Amerique, vous pouvez réussir n’importe où. De ce point de vue marketing, on pourrait dire qu’il est plus facile d’être un artiste aux Etats Unis. La difference clé, je pense, se situe dans le fait que l’artiste à une place importante à Paris, les gens ne prêtent pas seulement attention à votre travail mais vous prennent plus au sérieux. A Paris, vous avez le support, la compréhension, et aux Etats Unis, l’aspect marketing qui est incomparable. Dans cet aspect du travail, les deux sont très importants et nécessaires, bien que l’un plus que l’autre.

La chose triste aux Etats Unis, c’est que de nombreux cours d’art sont supprimés des programmes éducatifs chaque année. Certains jeunes aux Etats Unis n’auront peut etre jamais la possibilité d’avoir de cours d’art pendant leurs études. Ceci est une grande perte pour le besoin d’expression. Malheureusement, ce debouché creatif est en train de s’éteindre, et ceci est regrettable car pour des millions de personnes défavorisées, c’est le seul moyen d’expression à leur portée.  Ayant grandi dans cette ville (Chicago), si je n’avais pas été aidé par l’art, je ne peux pas dire où je serai à l’heure qu’il est…

Do you know if it’s easier to be known as a french artist than a American artist ?

The thing about America is that we have the machine behind us, we have this non-stop, globalized marketing campaign that doesn’t care if it’s for the people or not. People have this prospective that if you make it in America, you can make it anywhere. In regards to that, one would say it is easier, just in regards to the marketing aspect of being an American artist. However, the key difference is that in Paris, the people have the artist’s back. They will not only pay attention to your work, but also take it serious. So in Paris, you have the love, the understanding, the compassion and the support but in America you have the marketing that is next to none. In this field of work, both are very important and needed, however one more than the other…

The sad thing about America is that you have art programs being cut from education programs every year.  Some kids in the States will possibly never have an art class in their years of studies, which is a huge lost in regards to self expression. This creative outlet is dying unfortunately and it’s a shame because to million of underprivileged people, this is one of the few inexpensive ways to express yourself. 

If it wasn’t for this outlet in my own life, it’s no telling where I would be today in regards to the type of city I grew up in…

Quels sont tes projets pour le futur ?

Je suis actuellement en train de travailler sur ma première exposition solo, à peu près 20 à 25 oeuvres originales. Cela m’a pris presque 15 ans pour arriver à definir mon style et le but de mon art, mais cela a été un voyage incroyable. Venant du graffiti où je faisais ce que je voulais, à un peintre à qui l’on donne des directives, et maintenant à des oeuvres sur toiles, n’a pas été une transition facile.Inutile de dire que ce sont des mondes très différents, leur but aussi. Quand vous êtes au pied du mur, dans la peau d’un graffeur, vous êtes aux prises avec mère nature, les gangs locaux, et la police qui se ferait un plaisir de vous arreter.Ma mentalité en approchant de ce mur est totalement différente de celle que j’ai en face de ma toile. C’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles j’ai mis du temps à ajuster ma perspective.

J’espère avoir mon exposition à la fin de cette année. Ce sera vraiment quelque chose d’inédit et nouveau, pas seulement pour Chicago, ou les Etats Unis mais pour le monde entier. J’ai decidé d’appeler mon show « Beyond a Reasonable Doubt » pour plusieurs raisons, mais principalement pour la relation que ce terme a dans le système judiciaire americain.

Aux Etats Unis , les gens doivent être reconnus « Beyond a Reasonable Doubt » (au delà de tout doute raisonnable, ne pas avoir de doute pour conviction)  afin d’être reconnu coupable d’un crime, ce qui signifie qu’il n’existe aucun moyen possible , aucune chance pour cette personne de ne pas être coupable.Il a été prouvé maintes fois que cela n’est pas appliqué, mais qu’en plus les personnes sont de toute evidence innocentes. Cela a un effet direct sur ceux qui ne sont pas assez riches pour se defendre, et cause des dommages moraux sur des générations entières

L’autre raison, c’est un hommage à ce qui est ,pour moi, l’un des plus grands albums de tous les temps, Jay Z « Reasonable Doubt ». C’est assez fou car il a sorti cet album à l’age de 26 ans, et declaré dans plusieurs interviews que cela lui avait pris 26 ans pour produire ce travail. Quand j’aurai ma première exposition, je serai probablement âgé de 26 ans moi aussi et aurai probablement le même sentiment. Ce n’est pas seulement un hommage d’un artiste à un autre artiste, mais aussi ma manière d’exprimer mon amour et mon respect au hip hop, qui a une enorme influence sur mon propre travail. Ma première exposition solo « Beyond a Reasonable Doubt » 2012 sera definitivement comme rien de ce que vous avez vu auparavant.

What project are you planning for the future ?

Well, I’m working on my first solo art show at the moment; something around 20 to 25 original pieces. It’s taken me almost 15 years just to get to this point of defining my style and the purpose of my art work, but it’s been a hell of a journey. 

Going from a graffiti artist doing what I wanted, to a muralist being given rules, to now canvas art where your viewers are so judgmental, is no easy transition. Needless to say those worlds are totally different from each other, the aim as well. When you are at the wall doing a mural/painting, you are at the hands of mother nature, local gangs and the police that would love to arrest you. When I approach that wall, my mentality is totally different in comparison to walking up to that canvas. That’s one of the many reasons he took me so much time to adjust in that prospective. However, I should hopefully have the show later on this year. It will definitely be something that nobody has seen/experienced before, not only Chicago or America but the world itself.

I named the show « Beyond a Reasonable Doubt » for a few reasons, but mainly because of the relationship the term has to the US court system. In the States, people have to be found ‘beyond a reasonable doubt’ in order to be convicted of a crime;meaning there is no possible way for the person to not be guilty.However, it has been proven time and time again that not only is this not being practiced but in many cases people are obviously innocent. Directly effecting those not rich enough to fight back and causing immoral problems for generations of families. The other reason is me paying homage to what i believe is one of the greatest albums of all times, Jay-Z  « Reasonable Doubt ». It’s kind of crazy because he released that album when he was 26, and on many different interviews he stated that it took him 26 years to release that body of work. When I have my show, I will most likely be 26 myself and have very much the same feeling as in this being my life’s work so far. Its not just me paying homage from one artist to another artist, but me also expressing my love/respect for hip hop due to the fact that it has such a huge influence in my own work. My solo show « Beyond a Reasonable Doubt » 2012 is definitly gonna be unlike anything anybody has ever seen before.

Le mot de la fin

Je suis béni, si je peux y arriver de Chicago à Paris, vous pouvez y arriver jusqu’à la Lune. Continuez de travailler dur et n’abandonnez jamais Je veux remercier l’equipe de Cyclones Mag toute entière, de m’avoir donné une telle opportunité, la France pour son accueil, dans ce qui est , pour moi, ‘un des endroits les plus incroyables au monde. Au revoir !

 

End WORDS

I’m blessed! If i can make it from Chicago to Paris, you can make it to the Moon ! Keep going, keep working hard and never give up!  I want to thank the entire Cyclones Mag crew for such a great opportunity and the country of France for welcoming me into one of the most amazing places in the world.  Au revoir !

 

 

Kristoffer McAfee

www.kocamonarchy.com

 

A PROPOS
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