Interview : Beat Assailant (Vidéo)

Sorti tout juste hier, Adam Turner ou plus connu sous le nom de Beat Assailant nous a accordé un petit moment afin de présenter son tout dernier album intitulé « City Never Sleeps » et sera également en concert le 21 mai à La Maroquinerie (qui affiche déjà complet) et dans le reste de la France.

Qui est Beat Assailant ?
C’est moi, je suis un MC, je viens d’Atlanta mais ça fait un moment que je vis à Paris, je fais de la musique surtout hip-hop.

Quand et comment as-tu commencé à rapper ?
Je devais avoir 13 ans un truc comme ça et comment, j’avais pas mal de potes qui rappé déjà et d’autres amis notamment, plus âgés que moi, avaient formé un groupe de danse hip-hop et lorsqu’ils sont commencés à faire leur propre maquette, je me suis dit que c’était incroyable d’avoir sa propre musique, son propre tee, et sa propre cassette. J’avais envie de vivre ça avec eux donc un jour je me suis lancé et ils m’ont vachement encouragés et appris beaucoup de chose puis c’est là que tout a commencé.

Peux-tu nous présenter ton opus « City Never Sleeps » ?
C’est un album vachement urbain. J’ai toujours vécu dans une « city », les Etats-Unis ou ici, cette fois-ci j’avais envie de raconter une histoire de la ville quoi. Donc on reste dans une certaine vibe, dans un certain état d’esprit, dans une certaine couleur.

Qu’est ce que Paris t’a apporté ?
Beaucoup de choses, depuis le début j’ai bossé avec des musiciens français. J’avais déjà la culture de la musique américaine : Jazz, Soul, Funk. Mais à Paris j’ai découvert beaucoup de choses, notamment dans le monde de l’électro. Je pense que c’est le truc qui m’a marqué ici.

Te sens tu plus français ou américain ?
Toujours américain, ça ne changera jamais mais je me sens un petit peu français, pas complètement mais je me sens quand comme à la maison ici.

Par rapport à ton public, y a t-il une différence en la France et les États-Unis ?
Non, la musique c’est un truc qui rassemble tout le monde donc c’est un peu la langue universelle. Y a pas réellement de différence.

Si tu devais reprocher quelque chose aux parisiens, qu’est ce que ce serait ?
Franchement, je ne sais pas… J’ai rien à leur reprocher, j’aime bien leur façon de respecter les gens. Certaines personnes disent souvent qu’a Paris les gens sont « rude » ce qui peut parfois être le cas mais pour moi, les gens m’ont beaucoup aidé, ce qui m’a beaucoup marqué des le début. J’ai vu des gens sympas qui ont voulu m’aider donc c’est grâce à ces parisiens que j’ai une carrière aujourd’hui alors je n’ai pas grand chose à leur reprocher.

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D’où provient ton inspiration ?
Partout, je peux écouter de la musique et même si je ne kiffe pas forcement cela aura une petite influence. Je pense que c’est important de prendre les choses de la vie quotidienne, comme ça on parle des émotions et des choses qui peuvent toucher les gens. Pour moi, l’inspiration, c’est vivre sa vie et être sensible à ce qu’il se passe autour de toi.

Qu’est ce que tu écoutes en ce moment ?
Pete Rock, Drake, Ta-Ku, Suff Dady…

Un mot pour la fin ?
Peace à Cyclones Magazine. Hip-hop always !

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