Bonobo : Lettre ouverte à un ovni de l’Electro (Info)

Très cher Bonobo,

(Nous respecterons ton anonymat et laisserons sous silence ton matricule: Simon Green, et ta date de naissance: 1976),

Malin petit anglais que tu es d’avoir voulu nous transporter dans ton univers tripop/electro tout en nous laissant une liberté d’interprétation inouïe… Se balader dans les rues d’un Paris ensoleillé ou brumeux, s’étaler de tout son long sur un lit moelleux et se laisser enivrer, un crayon à la main, une clope au bec, à la terrasse d’un café le soleil fouettant nos joues rosées, ou tout simplement autour d’un bon verre entre amis…

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Voilà ce qu’un Bonobo dans les écoutilles peut nous inspirer. Mélodies suaves et entrainantes, samples percutants, sur fond épuré, limite hypnotique, une ligne de guitare, de basse, une drum et de temps à autres une voix soul, chaude, profonde : le cocktail parfait pour tout amateur d’évasions oniriques. Tu nous auras bien eu cher Bonobo, car en une mélodie nous voilà devenu accro à cette onctuosité. Reste ici pendant encore de nombreux albums s’il te plait, pour le bien-être de tous. Non content de t’être accaparé une place de chef au sein de nombreux medias, séries (Skins, Californiation, DR House…), jeux-vidéo (SSX Tour 8,Sleeping dogs…) ou films (La vague), tu viens aussi nous hanter jusque dans nos chambrées d’étudiants, nos openspaces, nos salons de massages ou nos ateliers d’artistes …

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Quelle ironie ! Qui aurait cru que tu séduirais autant les clubbeurs que l’advertisement? J’étais en tout cas loin de m’imaginer qu’un petit hominidé de ton espèce m’emmènerait si loin. Le label Ninja Tune aura vu juste en misant sur ce basiste virtuose, SP, MPC et craquement de vinyles en poche, qui deviendra l’une des figures emblématique de la downtempo music. Voilà maintenant quinze ans que ton bébé Terrapin nous est apparu comme un délicieux ovni, et que s’en est suivi l’un des plus beaux bijoux de ta collection, entièrement autoproduit et joué : Animal Magic. L’année 2006 marque ta rencontre musicale avec la divine Bajka, avec qui tu travailleras sur Days to come. En 2009 c’est Andreya Triana, alors proclamée nouvelle égérie du label Ninja Tune, qui te séduira. De votre symbiose naitra plusieurs titres de Black Sands (2010). Et tu es de retour, fin 2014 avec un nouvel EP de trois titres – Flashlight, toujours aussi surprenants et envoutants, petites notes d’été en tête. Mais « trois » était-ce vraiment raisonnable ? Tu nous plonges depuis cette sortie dans une frustration démente, attendant impatiemment l’ombre du prochain album ! Heureusement les plus chanceux d’entre nous pourront te savourer sur scène le 5 mai à l’occasion du Crossover Festival (Théâtre de verdure – Nice).

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En attendant je vous rends infiniment grâce, sage précepteur lunaire, et retourne divaguer à mes contes intimes, avec les sounds exquis de Flashlight et Return to air dans les oreilles…

Cirrus- Bonobo | A découvir ou re-découvrir

 

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