Interview : Ocke Films (Vidéo)

Ocke films

Il y a quelques semaines, Cyclones mag vous parlait de la nouvelle vidéo d’Ocke Films, « Break in ». Aujourd’hui nous vous livrons une interview exclusive de ces nouveaux génies de la vidéo.

Qui se cache derrière Ocke Films ?

Ocke Films, c’est l’union de Cédric, 22 ans, et Manuel, 20 ans. Nous nous sommes rencontrés l’année dernière aux Beaux Arts et nous nous sommes trouvés une passion commune, la vidéo. Depuis nous avons continué dans ce domaine.

Quelle évolution connaissez-vous depuis la diffusion de votre première vidéo ?

Depuis que nous avons commencé à faire de la vidéo, nous avons connu une certaine reconnaissance.
Au niveau technique, on essaye de s’améliorer à chaque film, on acquiert de l’expérience à chaque fois, on tente des nouvelles choses et l’on apprend de nos erreurs sur les tournages.
Nous avons commencé dans la vidéo innocemment et à vrai dire, on ne pensait même pas toucher des danseurs, même si étant très attirés par le milieu hip-hop, tout cela s’est fait tout naturellement enfait.
Depuis la diffusion de la vidéo avec le breakeur Aloyh, des danseurs nous ont demandé de faire des vidéos, cela nous a plu et depuis on continue !

Vos films ont une identité visuelle très forte, comment cela vous est-il venu ?

Nous faisons les choses comme nous les aimons, comme nous les voyons, on ne prémédite pas ce que l’on fait. On aime notre travail et on le fait sans réfléchir.
Avant de se lancer dans la vidéo, on en regardait pas mal, sans l’objectif d’en faire un métier. En effet, avant Ocke #1, on avait jamais touché au domaine de la vidéo, on n’avait jamais filmé, jamais monté, c’était notre toute première vidéo.

Quelles sont vos inspirations ?

L’inspiration vient de toutes les choses qui nous entourent et qui font notre quotidien.
Premièrement, il y a les vidéos que l’on regarde : YAK films pour la danse et quelques vidéos de JuBaFilms. Après notre inspiration peut provenir d’un film, d’une série, d’une photo etc. Tout ce qui nous touche nous inspire. Vu que l’on ne rattache rien au milieu hip-hop lorsque nous filmons, nous apportons à nos films tout ce qui nous touche personnellement.

Selon vous, qu’apporte la vidéo dans le monde 2.0 ?

La vidéo rend les choses plus dynamiques. Cela prend plus d’ampleur, surtout dans la danse où les mouvement sont amplifiés. En ce qui concerne notre approche de la vidéo, dans la manière dont nous traitons les choses, nous essayons de déformer pas mal la réalité, par exemple sur la vidéo d’Aloyh (Ocke #3), certaines personnes nous disent qu’il s’agit d’un désert, que ce lieu est poétique, mais à la base c’est seulement une plage !
En plus de traiter les images comme une photo, on les monte et les édite d’une manière différente. Nous sommes très minutieux et perfectionnistes sur les montages, on peut travailler une seule image vraiment très longtemps, sachant qu’il y a 25 images par seconde. On essaye de rendre les choses plus belles qu’elles ne le sont. De plus, il y a beaucoup d’intuition dans notre manière de travailler. On fait les choses très naturellement et parallèlement, on passe beaucoup de temps à réfléchir à ce que l’on fait, à rendre exactement ce que l’on avait en tête en amont. Ce sont deux parties du travail très distinctes mais qui fonctionnent bien ensemble.
En ce qui concerne le monde 2.0, celui-ci permet une visualisation mondiale à laquelle on ne s’y attendait pas forcément et c’est super de voir que les personnes qui nous suivent se situent aux quatre coins du monde.

Comment se déroule votre démarche créative ?

L’élaboration d’une vidéo peut démarrer d’une musique, qui amène à une idée et ensuite à un lieu. Ou parfois par rapport au lieu, on trouve une thématique. Nous n’avons pas de méthodes précises. On passe beaucoup de temps à faire des recherches musicales et à tourner dans des différents lieux, que ce soit en ville ou dans un paysage plus naturel. De plus nous adaptons les lieux de nos tournages en fonction de la performance des danseurs.

Quelle message voulez-vous transmettre à travers vos vidéos ?

Il n’y a pas un message précis, on fait simplement ce que l’on aime. Après les personnes qui regardent nos vidéo voient ce qu’elles veulent voir. Lorsque les gens nous disent ce qu’ils en pensent, on réalise l’impact que nous avons crée. On a jamais eu la prétention de faire quelque chose de poétique, mais le fait que les gens nous le disent, nous réalisons qu’en effet il y a cette dimensions là dans nos vidéos. On se reconnaît quand même dans ce qu’on nous dit. Et c’est très bien, car de ce fait, notre travail est assez nourri pour qu’il y ait des interprétations différentes.
On laisse libre cours à l’imagination de chacun. En effet, nous n’expliquons par la démarche de nos vidéos et lorsqu’on lit différents articles à propose de nos films, on se dit que les personnes ont tout compris ! C’est donc que notre travail fonctionne et c’est l’essentiel. Il y a aussi l’aspect esthétique de la vidéo, qui touche les personnes qui ne sont pas forcément amateurs de danse. Puis, sans réfléchir, tu peux regarder la vidéo et juste aimer ce moment.

Une petite anecdote à nous raconter ?

Il y a le fait que lorsque nous avons lancé Ocke #1, nous n’avions aucune prétention professionnelle et l’on a commencé à se dire que si l’on pouvait en faire notre job, ça pourrait être super cool. Avant on se disait « Cela serait super de travailler avec des danseurs et que YAK Films nous remarque », puis ces idées se sont matérialisées et sont même allées au-delà de notre espérance. En effet, YAK Films a fait deux émissions sur nous en l’espace d’un mois. Maintenant on espère que cela va durer !

Retrouvez Ocke Films sur : Youtube / Facebook

A PROPOS
Cyclones Magazine est un webzine français spécialisé dans la culture urbaine, ou street culture, dans lequel vous trouverez les toutes dernières tendances modes, musicales et artistiques provenant des quatre coins du monde.
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