Interview : Al’Tarba

Al’Tarba tu peux te présenter pour nos lecteurs ?
Mon vrai prénom c’est Jules, j’ai 30 balais, et je suis beatmaker depuis plus de 12 ans. Dans un  style qui va du Hip Hop le plus cradingue à l’Abstract le plus onirique. Je suis également rappeur à la voix aiguë du groupe Droogz Brigade.

Le beat-making ça représente quoi pour toi ?
Pour moi c’est faire de la musique avec un ordi. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas y avoir d’instrument utilisé. Et ça peut s’étendre à tous les styles, du Dub en passant par la Techno ou le Rap.

Tu le définirais comment ?
Beaucoup de gens associent plus le côté beatmaker à quelqu’un qui travaille des beats pour les rappeurs. Pour ma part je trouve ça réducteur puisque je rattache ce terme a tous les styles cités précédemment.
Quelles sont tes influences ? (Nécro toujours en tête de la liste) ?
Necro, fait toujours parti de mes influences. Mais pour ce dernier projet il y en a d’autres comme la musique des Slasher (80’s) ou des films comme The Warriors ou Maniac (à la John Carpenter). Il y a aussi beaucoup de rock progressif,
D’où tu tires tes influences ?
Auprès d’amis qui me font écouter des trucs, puis en fouillant sur le net, en matant des films, en allant à des concerts ! Je kiffe regarder les autres groupes quand on est en tournée. Dans le style que je fais je suis amené à jouer autant avec des groupes d’Electro, que de Rock ou de Rap, il y a de l’inspiration à choper presque à chaque fois !

Un visuel comme « Now More Fighting » collerait parfaitement à un son de Nécro non ?  Comment t’est venu l’idée de ce clip ?
Pour le coté visuel oui, après je doute qu’il aime le côté Trap de l’instrumental ! Pour l’idée ça m’est venu comme ça , je pense que je matais pas mal d’épisodes de Black Mirror, et puis aussi j’ai toujours aimé les trucs qui amènent à la réflexion sur notre société.
Le visuel c’est une part importante à tes yeux ? 
Ouai je suis pas mal impliqué dans les idées de mes clips et de mes pochettes. Pour les pochettes à chaque fois j’ai un concept bien précis en tête ! Concernant les clip ça dépend, mais je sais toujours plus ou moins dans quelle atmosphère je veux que le projet baigne. Cela va de la musique au visuel, c’est un tout afin de créer à chaque fois un univers bien défini avec ses références, ses codes et ses histoires à raconter !
Tu as fait des sons pour pas mal de monde surtout dans l’underground du Hip Hop français. Tu es rentré comment dans ce monde ?
C’est assez simple, en faisant du Rap ! J’ai commençais à aller à des concerts, à acheter des CDs. Puis au bout d’un moment j’étais en stage dans une radio à Toulouse, j’ai eu mon émission, à côté de ça tu côtoies des gens du milieu, tu rappes avec des mecs et t’as la MJC avec ses deux enceintes pourries et son micro que tous les gamins du quartier peuvent utiliser, les sessions freestyle, les connections, les micros ouverts… En vérité d’où que tu viennes, si tu es bon ou du moins si tu es sincère, tu seras accepté !
Quelle est ta plus grosse collaboration ? 
Ill Bill, c’était pas mal. Entendre Raekwon sur une instru à soi aussi ! La plus grosse collab’ c’est et cela restera mon groupe Droogz Brigade ou DJ Nix’on. C’est avec eux qu’on crée des choses qui nous ressemble vraiment, qu’on part en tournée, qu’on se marre. Donc en fait les plus grosses connections au final sont celles qui sont le plus proche de toi je pense.

La suite pour Al’Tarba ?

Une longue tournée pour ce nouvel album j’espère, de nouveau clip et je suis déjà en train de finir un EP conceptuel qui ne sortira qu’en vinyl , un truc sur des hippies, malveillants qui ont trop bouffés d’acides … Stay tuned comme dirait l’autre.

Merci pour avoir pris le temps de répondre à nos questions. Cyclones Mag.
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