Interview : Allan Kingdom

Chez Cyclones Mag, on le suit depuis longtemps. On a d’ailleurs commencé notre rubrique Qui est … avec lui. Juste avant son concert au Pop-Up du Label nous avons eut la chance de passer quelques minutes avec Allan Kingdom pour lui poser nos questions.

 

Comment tu considères cet album Northern Lights ? Surtout comment tu le places par rapport à Future Memoirs ?

Northern Lights est plus mature. J’ai eu la chance de voyager, de partir à la découverte du monde. J’ai aussi pu travailler avec de nouvelles personnes, des jeunes producteurs par exemple. J’ai l’impression que j’ai évolué dans ma musique mais je reste toujours dans une phase d’apprentissage.

« The Ride » est un morceau rappé et percutant, alors que « Fables » est plus planant et triste. Comment tu fais pour arriver à changer d’univers chanson après chanson ?

Tu sais, ça dépend vraiment de comment je ressens les choses. Beaucoup de choses rentrent en compte, mon ressenti ou encore mon humeur du jour. Si je me réveille mélancolique tu vas le sentir dans la chanson que je ferais ce jour-là, ou à l’inverse si je suis énergique l’ambiance sera pas la même.

Qu’est ce qui t’inspire pour écrire ? Et pour composer de manière générale ?

Je m’inspire des événements de ma vie quotidienne, de tout ce qui m’entoure. Je peux prendre des idées dans les choses les plus normales de la vie comme les blagues entre potes, ou une connerie qu’on fait. Pour la composition, je freestyle presque tout le temps pour m’essayer et essayer de nouvelle chose. J’arrive grâce à cette technique à développer une idée et la mettre par la suite en forme.

 

« Mandela » par exemple c’est une personne qui t’inspire ? Et l’Afrique d’une manière générale tient une place particulière dans ton cœur ?

Oui Nelson Mandela est une personne que je respecte, d’autant plus que mon père vient d’Afrique du Sud et ma mère de Tanzanie. En grandissant j’ai appris à connaître cette culture et à l’utiliser comme une force. Je parle d’où je viens dans mes chansons et mon passé est intimement relié à l’Afrique.

 

On a pu interviewé Jay Prince dernièrement. Tu as fait un morceau (« Juice ») avec lui, comment tu l’as rencontré ?

On s’est rencontré sur Internet. On a commencé par parler sur Twitter. Il m’a envoyé la chanson avec les arrangements que lui avait fait dessus, et j’ai travaillé dessus de mon côté. On a reparlé, on a fait des changement mais tout ça chacun de nos côtés. Je suis content du résultat final.

 

C’est ta première fois à Paris en tant de musicien ? Jay nous racontait la particularité de la scène parisienne. Comment tu l’abordes cette rencontre avec ton public français ?

C’est ma première fois à Paris en tant qu’artiste oui ! Je pense que je suis à un endroit où les gens comprennent vraiment la musique et l’art de manière générale. J’espère que le public va apprécier mon message ce soir, et qu’ils seront touchés par mon univers.

 

Question classique : avec qui tu voudrais collaborer ? Sachant que tu as déjà Kanye West, avec « All Day », dans ta liste.

Pour les francophones, j’aimerais collaborer avec Stromae sans hésitation. J’adore ce qu’il fait.

 

Quel est ton prochain projet à venir ?

Le prochain album va arriver vite, on ne sait pas encore exactement quand. On est en pleine tournée avec beaucoup de dates à défendre dans plein d’endroits différents. Mais en tout cas, je peux dire qu’il va y avoir une suite assez vite.

Merci Allan. Et on se retrouve ce soir pour ton concert !

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